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7 février 2014, par cathy

Festival BD Angoulême



Un jour pour tout voir ! Mission impossible à Angoulême ! Relevant le défi, vos cyber-journalistes se sont envolés samedi 1er février pour la planète BD. 41ène édition du festival, découverte pour vos Mauriacois, de l’ambiance, du style, le tout sous la pluie !

Festival BD Angoulême

Un jour pour tout voir ! Mission impossible à Angoulême !

Relevant le défi, vos cyber-journalistes se sont envolés samedi 1er février pour la planète BD.
41ène édition du festival, découverte pour vos Mauriacois, de l’ambiance, du style, le tout sous la pluie !

« L’année dernière, c’était la neige », nous confie une vigile souriante, mais professionnelle, vérification des sacs, plan Vigipirate, files d’attente à l’entrée des halls d’expositions, c’est du sérieux.

Le festival est une machine bien rodée, d’immenses barnum abritent les auteurs, les conférences, des expositions en tout genre et du marchandising, vente de produits dérivés des BD, figurines de Tintin, Dark Vador, Gaston et tant d’autres.

Tout est fait pour donner envie, décorations de qualités, rêves de BD, vos héros vous attentent, vous et votre porte monnaie, c’est de bonne guerre … En prime, vous pourrez apercevoir votre auteur favori, mais attention, ce dernier est débordé !
Une question s’impose, le festival est il le lieu idéal pour rencontrer, échanger ?
Si l’on a choisi les crayons, vivre pour et avec eux, mieux vaut s’y montrer ! Mais le ticket d’entrée n’est pas donné ! Pour les petites maisons d’édition, les jeunes auteurs, le festival reste difficile d’accès ! Derrière l’euphorie de la création, celles du business et de l’industrie rattrapent l’art …

Mais « Chut », sujet qui fâche, c’est le WE et les officiels vont venir, après avoir croisé en ville Ségolène Royal et ses gardes du corps, « On attend Aurélie Filippetti », prévient le vigile de l’exposition Tardi, alors « avancer, pas de trou, on ne sait pas si elle arrive et l’année dernière, il avait fallut interdire au public le hall d’exposition le temps de la visite de la ministre », conclut il.

Docile, le sympathique public du festival, suit la file, les visiteurs d’engouffrent dans l’étroit corridor rappelant l’exiguïté des tranchées de la guerre de 14/18, plongée dans l’horreur de la boucherie, de la chair humaine calcinée, Tardi, ce fantastique historien-dessinateur témoigne, c’est cru, c’est dur, avec de l’encre, l’indicible peut être mis en image.

Il pleut toujours à l’extérieur, un peu aussi dans nos âmes au souvenir des poilus sacrifiés au nom de la patrie, pour le développement de l’industrie !
Une scénographie impeccable, implacable.

Les différentes expositions, aux thématiques très variées, donnent une occasion exceptionnelle au public de découvrir, la diversité du monde de la BD et sa force.
Pour les néophytes que nous sommes, Angoulême se dévoile à travers ses espaces aux présentations adaptées, colorées.

Ici Mafalda, la fillette révoltée du dessinateur Quino, déjà 50 printemps pour cette gamine espiègle qui faisait la nique aux généraux de la dictature argentine : « La soupe est à l’enfance ce que le communisme est à la démocratie ! », assenait-elle.
Là, tout en ombre et lumière tamisée, cette très belle exposition au musée de la BD, « Nocturnes » entre rêves et cauchemars, gigantesque lit araignée capturant dans sa toile le rêveur.

Pour ceux que le festival de BD d’Angoulême tenteraient, la ville n’est qu’à 3h52 de Mauriac et certaines expositions vont se poursuivre jusqu’au 30 mars.

Angoulême invite à la promenade, que ce soit sur les bords de la Charente, ou sur les remparts, cette une ville a du charme, à l’angle d’une rue, d’un boulevard, vous trouverez des murs ornés de trompes l’œil, hommage à la BD, ici, Gaston, le roi des gaffeurs, le professionnel de la sieste, là, derrière le marché couvert, un mur de rêve bleu. La cité de la création mérite son nom !

 

Cathy

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